A la dérive…

Hello Girls,

Je suis obligée de vous parler d’un film que j’ai vu il y a quelques semaines. Peu importe qu’il soit encore au cinéma ou non, il faut absolument que vous le voyiez. Je suis toujours dans la lignée des films tirées d’histoires vraies et celui-ci, quand je vous dis que, j’entendais des reniflements de gens qui pleuraient… On s’est levés à la fin du film, tous les yeux rougis, des mouchoirs à la main… Quelle histoire d’amour. C’est mon deuxième film d’amour le plus émouvant que j’ai vu, le premier étant le film « P.S: I love You« . D’ailleurs, je découvre un point commun entre ces deux films: le fait que l’un des partenaires du couple disparaît et continue malgré la mort de guider son âme-sœur..

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Synopsis:

Tami et Richard sont des aventuriers du globe. Ils ne se connaissent pas mais font le tour du monde chacun de leur côté, portés au gré du vent et de la vie. Mais bien sûr, il n’y pas de hasard lorsque, Tami décide de poser son pied en Polynésie Française et y rencontre, sur le port, Richard, marin dans l’âme, amoureux de la mer et des voiliers. Ils passent énormément de temps ensemble, ils s’aiment… Jusqu’au jour où, Richard accepte de rendre service à des amis qui doivent rentrer en urgence en Californie en avion et lui demandent de convoyer leur voilier jusqu’aux Etats-Unis. Une traversée de plus de 6000 km pour une quinzaine de jours. Tami n’est pas très heureuse par cette idée mais décide de suivre Richard.

ATTENTION MINI SPOILER

A peine quelques jours après leur départ, il se retrouvent pris dans une tempête. Le voilier manque de couler et Richard se fait éjecter par la puissance des vagues alors qu’il force Tami à se mettre à l’abri…

Et là, j’hésite tellement à vous raconter la suite mais je ne dirais rien de plus pour vous laisser avec l’envie de le voir..

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À la dérive réalisé par Baltasar Kormákur avec Shailene Woodley et Sam Claflin dans les rôles principaux, traduit et transcrit avec une justesse folle l’amour qui lit les deux protagonistes. Le tout en faisant des flash-back entre la romance qu’ils ont vécu et le calvaire de l’après. C’est une histoire d’amour passionnelle, véritable, réelle. Ici, c’est bien la vérité que le film raconte et comment une histoire si belle peut se poursuivre malgré les drames. En sortant de la salle de cinéma, je me suis dis « on aimerait toutes être aimée comme cela ». Vivre une relation saine et complice, un coup de foudre sur une île paradisiaque, une soif d’aventure extrême, une passion commune pour le voyage.. L’histoire permet de mettre en lumière toutes les plus belles qualités chez l’humain et qui pousse à l’altruisme. Dans cette tourmente, l’amour sauve l’être humain. L’empathie,  les sentiments, la générosité, la bienveillance, la sincérité, l’altruisme, le don de soi, vouloir le meilleur pour l’autre et donner le meilleur à quelqu’un d’autre que soi…                    Donner le meilleur à quelqu’un d’autre que soi, je crois que c’est un sentiment que la plupart ne connaisse qu’avec l’arrivée des enfants et non de leur petit-ami..

Vous donneriez, vous, votre vie à votre mari ?

Ci-dessous, celle qui a vécut cette histoire. Je ne peux rien vous dire sur elle puisque sinon j’en dirais trop sur le film..

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PS: Et si vous adorez ce film, allez regarder PS:I Love You, vous allez pleurer toutes les larmes de votre corps (et pareil pour Nos étoiles contraires).

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Boussa & Smile

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La mauvaise réputation: entre liberté et honneur

Bonjour Girls,

Aujourd’hui, je viens vous raconter pourquoi j’ai aimé ce film tellement réaliste: La mauvaise réputation. Un film norvégien, d’une réalisatrice pakistanaise, sur une famille pakistanaise, musulmane qui est installée en Norvège et se confronte ainsi à une culture qui n’est pas la sienne. Mais tout se complique lorsque c’est la fille de la famille qui sort des sentiers battus. Des chemins tracés pour elle, bien limités par le cadre religieux et culturel. J’ai vu la bande-annonce qui m’a tout de suite interpellé et je me suis dis « ce film il est pour moi! »

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Il raconte une histoire vraie, celle de la réalisatrice Iram Haq, qui se voit envoyée au Pakistan après ses quelques bêtises de jeune adolescente. Mariée de force, elle sera séparée de sa famille pendant 26 années. Ce film est terrible, horrible, méchant, incisif, sans pitié. La peinture de ce foyer aux premiers abords si chaleureux se transforme en foyer glacé, rude, brutal tout au long du film. Ce film émeut, quand on regarde ce père perdu face à sa fille qu’il aime tant, mais à qui il va devoir faire du mal pour lui faire comprendre la réalité de la vie, quand on vient de cette société patriarcale.

Synopsis (attention spoil)

Nisha, adolescente de 15 ans, vit ses premiers amours, malheureusement pas assez discrètement puisqu’elle se fait surprendre dans sa chambre avec un garçon. De là, son père, qui l’adore (et ca se voit que Nisha est son bébé), est déçu, triste, abasourdi, stupéfait et à la fois plein de questions auxquelles il ne sait répondre. Il se demande qu’est-ce qu’il a mal fait pour que sa fille vire de bord et quelle sanction mettre en place pour qu’elle ne recommence pas. Et quelle sanction ! Séquestrée, battue, enfermée, privée de liberté, elle est expédiée au Pakistan, à Islamabad chez sa tante où elle va passer plusieurs mois. Dans un monde plein de paraître, de rumeurs, de « on dit », de ragots, dans une communauté astreinte à des règles, à un code d’honneur (qui bien sûr forcément fonctionne de façon patriarcale, verticale, et contre les filles), à une culture, une religion, cette famille pakistanaise se confronte à une société dont les fondements ne sont pas les leurs. La relation entre Nisha et son père est tumultueuse, il l’aime tellement qu’il veut la tuer mais comme il n’y arrive pas, il la mène au bord d’une falaise et lui demande de se jeter… Par moment, j’ai pensé à ma relation avec mon père pour une histoire particulière qui m’est arrivée avec lui et qui a un peu brisé nos liens…

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En fait, ce mot  réputation me rend folle. Il me rend folle sans doute parce que j’y suis confrontée de façon personnelle… Et pourquoi les femmes sont toujours soumises à des règles de « bien penser », de « bien se conduire », de « bien se comporter » alors que pour ces mêmes comportements, ces mêmes conduites, l’homme n’est pas inquiété? Pourquoi l’honneur n’est que sur les épaules de la femme? Ce film pose des questions d’actualité, ce film n’est pas une fiction, ce type d’histoire existe, et j’en suis ressortie et la personne avec qui j’étais m’a dit: « mais tu sais on connait tous dans notre entourage une personne exilée au bled qui ne revient jamais, ou qui revient avec 3 gosses sur le dos… » et surtout des filles bien sûr. On les expédie « au bled » avant même d’avoir eu une mauvaise conduite, on scelle leur avenir pour qu’elle rentre dans le rang dès leur plus jeune âge, sans avoir le temps de faire honte à leur famille ou de laisser « parler les gens » à son sujet. Le tout sans même imaginer qu’elles auraient pu avoir la liberté de choisir leur vie. La liberté de dire non, de s’opposer à un chemin tout tracé, la liberté d’être allégée de tout poids, de tout carcan familial, de toute obligation. Le déshonneur d’une famille, le regard des autres, dans certaines communautés, ces aspects sont tellement prégnants qu’on ne vit sa vie qu’à travers eux. Je ne vous parlerais pas de la fin volontairement car elle est très inattendue et malgré tout le dénouement est en quelque sorte tendre…

Ce film me fait furieusement penser à « Much Loved » dont vous pouvez retrouver ma chronique « Entre tradition et provocation, Much Loved est sulfureux, détonnant de réalité.

Bref, un film émouvant, à voir et à revoir et par lequel beaucoup de femmes se sentiront concernées. Le sujet est aussi grave que douloureux…Et pourquoi la liberté ne serait pas compatible avec l’honneur ?

 

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                                                                     Boussa & Smile

 

Entre tradition et provocation, Much Loved est sulfureux, détonnant de réalité

Samedi 17 Octobre 2015


Le mercredi 16 septembre, j’ai une envie d’aller au ciné. Seule.

Ce jour-là, Much Loved sort.

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FICHE D’ETAT CIVIL

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J’avais déjà entendu parlé de ce film sur le plateau de l’émission « C A vous » (les gens qui me connaissent savent que j’adore ce type d’émission!). Étaient invités le réalisateur Nabil Ayouch et l’actrice principale du film Loubna Abidar qui, soi-dite en passant, est menacée de mort. Ce que j’entends m’interpelle d’injustice, de préjugés, d’indifférence…Vous pouvez voir ici, ce qui m’a marqué.

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